Au quotidien, les coiffeurs et coiffeuses utilisent un large éventail d'équipements et appareils électriques qui, s'ajoutant les uns aux autres, finissent par consommer beaucoup d'énergie et coûter cher. Lave-linge, sèche-linge, sèche-cheveux, fer à lisser, chauffe-eau, casque séchoir, climatisation, éclairage... La consommation en électricité d'un salon de coiffure peut vite s'envoler si on n'adopte pas quelques règles de bon sens pour éviter le gaspillage énergétique.
Dans l'objectif, désormais contraint, de gagner en sobriété énergétique, il est primordial de se pencher sérieusement sur l'approche énergétique de votre salon de coiffure et les gestes à adopter.
On vous en dit plus...
Un salon de coiffure, ça consomme combien d'énergie ?
Les résultats d’une étude menée en région Auvergne Rhône-Alpes montre que sur 90 salons de coiffure, 65 % d'entre eux n’utilisent que l’électricité comme énergie pour les besoins de leur salon, 30 % utilisent un mix énergétique couplant électricité et gaz, et 5 % s’orientent vers le fioul et l’électricité.
Pour avoir quelques indicateurs-clés en tête concernant la consommation énergétique d’un salon de coiffure, on considère qu’un salon de coiffure consomme chaque année 5 500 kWh par employé ou 335 kWh par mètre carré de surface de boutique.
En moyenne et sur un an d’activité, un salon de coiffure consomme 15 200 kWh qui se ventilent pour 50% dans le chauffage et la climatisation, 22% pour la production d’eau chaude, 12 % pour l’éclairage et 16 % pour les différentes équipements et appareils.
Agir pour plus de sobriété énergétique dans votre salon de coiffure
Face à la flambée du coût de l’énergie, l’heure est à la mobilisation générale pour limiter l’impact des hausses sur les factures d’énergie. En multipliant les petits gestes et en changeant certaines mauvaises habitudes, il est possible de tendre vers davantage de sobriété énergétique.
Shampooing après shampooing, séchage après séchage, client après client… si vous n’agissez pas, la consommation énergétique de votre salon de coiffure va grimper en flèche. Pour s’assurer qu’elle n’atteigne pas des sommets, on vous incite à respecter quelques règles de bon sens et à sensibiliser vos équipes autour de bonnes pratiques à adopter au quotidien.

- Remplacez vos vieilles ampoules par des ampoules LED ( (elles consomment de 6 à 10 fois moins d’électricité)
- Entretenez régulièrement vos lave-linge et sèche-linge (nettoyage des filtres) et quand le temps le permet, privilégiez le séchage des serviettes à l’air libre
- Détartrez votre chauffe-eau électrique une fois par an
- Utilisez des serviettes en matière synthétique (séchage plus rapide)
- Installez des mousseurs sur les robinets de vos bacs à shampooing pour diviser par deux votre consommation d’eau (pour seulement quelques dizaines d’euros d’investissement)
- Utilisez des colorations qui se rincent facilement (et du coup nécessitent moins d’eau)
- Faites un point sur l’isolation de votre salon de coiffure (toit, murs, vitrine) et intervenez si vous constatez des déperditions importantes
- Installez de thermostats pour une utilisation optimisée du chauffage et de la climatisation
- Paramétrez la température de votre salon à 19°C, c’est largement suffisant et cela vous permet d’économiser 7% sur votre facture d’énergie par rapport à une température de 20°C, habituellement utilisée
- Privilégiez les appareils (lave-linge, sèche-linge) proposant des performances énergétiques classées A
- Investissez dans un système de récupération des calories de l’eau chaude usée
- Privilégiez la lumière naturelle dans le salon de coiffure
- Déployez un système d’éclairage pour chaque fauteur plutôt que pour l’ensemble
- Débranchez les chargeurs lorsqu’aucun appareil n’est en charge
- Assurez-vous qu’aucun équipement soit en position de veille ou branché à la fermeture du salon
À l’heure où chaque professionnel doit trouver des solutions pour canaliser les hausses d’énergie de façon à pérenniser son activité, chaque écogeste compte ! Tout le monde est concerné, les chefs d’entreprise comme les collaborateurs/trices qu’il faut être en mesure d’intégrer pleinement à cette dynamique de sobriété énergétique.
L'info en +
D’après le dernier rapport de l’UNEC (Union Nationale des Entreprises de Coiffure), le métier de coiffeur(euse) se hisse au deuxième rang des métiers de l’artisanat. Avec 101 900 établissements répartis sur l’ensemble du territoire et plus de 179 700 actifs dont 108 900 salariés, la coiffure est un secteur d’activité important de l’économie française.
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